Retour sur Rimouski

Jeudi 12 juillet 2018

Départ de Red bay 7 h 54

Samedi 14 juillet 2018 Baie de Kegaska. Arrivée 9 h 08

Nous voulions faire une halte à Harrington Harbour, mais le quai public était un travaux et nous nous sommes amarrés entre les bateaux de pêche. Immédiatement, nous nous sommes faits virer ! Pas de place pour nous, vous dégagez tout de suite. Bien… Nous sommes donc repartis.

2 jours et une heure : 230 nautical mile

Dimanche 15 juillet à 9 H 08 départ.

Arrivée sur l’archipel des Mingan à l’anse Quarry Lundi 16 juillet à 5 h 33 dans le brouillard.
108 nautical mile

Mardi 17 juillet Départ à 11 h 40.
Arrivée 7 îles 5 h 44 Mercredi 18 juillet dans le brouillard ; ça devient une habitude.
105 nautical mile


Nous avons eu un large panel des conditions de navigation entre Red bay et 7 Îles ; du vent au calme plat, d’une houle significative à une mer immobile. 90 % de moteur hélas. Quant au ciel, surtout couvert avec quelques haltes ensoleillées.

Par contre, nous avons vécu un phénomène météorologique qui nous a fait vivre quelques minutes d’une intensité qui resteront marquées au fer rouge dans nos souvenirs.
A minuit 30, avant d’arriver au mouillage de 7 Îles, la pluie a commencé à dégringoler fortement et, tout à coup, violence du vent, des trombes d’eau et le compas s’est affolé. Adélie s’est mis à vibrer de partout. La barre est devenue inefficace et il n’était plus possible de gérer Adélie. Nous avons fait un 180° sans pouvoir faire quoi que ce soit. Puis, quelques minutes plus tard, tout s’est calmé d’un coup. Il pleuvait, mais nous avons repris le contrôle du voilier. Heureusement, nous étions en pleine mer et non près de rochers…
D’après notre observation, une petite tornade s’est jouée de nous. Impressionnant, il va s’en dire.
Nos arrivées aux mouillages se sont faites au sondeur, GPS et radar. Nous avions ainsi la surprise de découvrir des paysages sympa où nous étions seuls à pouvoir jouir du spectacle sous le soleil ; superbes moments.
Contents de retrouver radio Canada et de pouvoir être à nouveau informés. CHAMPIONS DU MONDE, tout de même ! Certes, c’est dérisoire au regard des événements qui se passent sur la planète, mais voir tout un peuple heureux est tellement rare qu’il ne faut pas bouder cette joie.

Vendredi 20 juillet Départ 7 Îles 8 h 14
Arrivée Rimouski samedi 21 juillet à 14 h
145 nautical mile

La dernière partie de notre retour s’est faite au moteur ! Nous étions très contents d’amarrer au ponton d’accueil de la marina. Sensation bizarre où nous avions l’impression de n’être pas partis. Nous retrouvons la « famille » avec bonheur et des douches chaudes ; le grand confort quoi.
Lundi, Adélie sort de de l’eau et sera au stockage. Le retour en France n’est pas loin. Mais ci, nous sommes à « la maison ».
Lundi 23 juillet  – Sortie de l’eau d’Adélie




Patrick, merci pour ces photos.

Juillet – Labrador

Mardi 26 juin 2018
Havre Saint Pierre – Les Mingan
Départ 12 h 08 – Arrivée vendredi 29 juin 1 h 18 mouillage Western Arm à l’entrée de Red Bay.
51° 42,940’ N
56°27,763’ W
311 mille nautical mile

Il faisait soleil la première journée de navigation, mer assez formée, nous étions sous génois. Une houle vent arrière nous a fait penser à notre ami Jean-François. Nous lui aurions interdit de regarder autre chose que l’avant. Nous avons fait parfois du surf. La nuit a tout changé. Absence de vent et moteur obligatoire. Nous sommes restés sous ce régime jusqu’à l’arrivée (vent de face sur la fin). Les Grib’s n’avaient pas prévu la chose. Si l’on ajoute la pluie et la grisaille, pour finir par le brouillard, l’on peut affirmer que la navigation n’a pas été une partie de plaisir. Vous ajoutez un zeste de froid bien dosé et le cocktail devient difficile à avaler.Tenir dans le cockpit et barrer a été compliqué (Froid, Fatigue font partie des 5 F que tous les marins connaissent bien et qui sont les problématiques essentielles de la gestion humaine d’une navigation).
Notre arrivée s’est faite au GPS. Il est 14 h et nous commençons à peine à entrevoir le paysage qui nous entoure. Il pleut et apercevons des plaques de neige ici et là.
Nous avons pu voir trois baleines noires, un superbe lever de soleil à 3 h 40 et une pleine lune qui donnait tout son caractère à la nuit.

Samedi 30 juin 2018
Il pleut toujours et le ciel est aussi gris que l’eau. Le mouillage est calme, nous sommes, comme toujours, seuls.
C’est un GRAND jour. Nous apercevons notre premier iceberg.

Dimanche 1er juillet 2018
Enfin en beau soleil qui change tout. Nous partons nous amarrer au quai de Red Bay. Le site est superbe ; ambiance Nordique.
Charlie vient nous voir. Il est mouillé dans la baie sur Oya. Chouette rencontre. Dans l’après-midi, le brouillard fait sa réapparition, autre ambiance.

Lundi 2 juillet 2018
Balade à terre. Nous trouvons un Wifi dans la salle communautaire dont la porte reste ouverte.
Red Bay est un site classé par l’Unesco. C’est ici que le premier lieu d’exécution des baleines s’est installé.

Mardi 3 juillet 2018

ADELIE CHANGE DE CAP

Après quatre jours de conférence au sommet autour de la table du carré, après avoir pesé le pour et le contre au centigramme près, le capitaine à pris sa décision : Adélie modifie sa route, cap sur Terre Neuve.
Ici, les dépressions se suivent à un rythme soutenu qui ne nous permet pas de nous rendre en sécurité jusqu’au Groenland et nous prendrions un grand risque en mettant à l’épreuve nos limites physiques. Attendre nous ferme la route du Nord Ouest. Sagesse oblige, nous allons naviguer ailleurs.
-_-_-_-

Pour l’instant, nous restons ici. Il pleut et la houle est de la partie. Tout va bien à bord. Le chauffage fait son office. Le brouillard s’invite et cette sombre grisaille fait songer à ces vers :
« Murs villes et ports, asile de mort, mer grise ou brise la brise, tout dort.
Dans la plaine nait un bruit, c’est l’haleine de la nuit, elle brame comme une âme qu’une flamme toujours suit ! … »
Victor Hugo – Les Djinns

Mercredi 4 juillet 2018

Soleil enfin ! Nous allons pouvoir aller faire un tour à terre et nous connecter.



JUIN 2018 – C’EST PARTI !

Mardi 5 juin 2018

A bord, c’est l’heure des derniers réglages et l’occasion de faire le point d’avant départ.

Notre famille d’adoption a tenu à fêter notre départ et André a bousculé son agenda et fait des kilomètres par être là. Ce fut une courte soirée (repos oblige) où se mêlait l’excellence gustative (foie gras, tournedos et frites maison) et l’affection ; moments inoubliables dont nous remercions les auteurs.

Le personnel de la marina, lui aussi, a eu la gentillesse de nous souhaiter « bon vent » et Nathalie, plus particulièrement, est devenue un « ange gardien » qui restera présente dans notre futur. Nous ne risquons pas d’oublier notre halte à la marina de Rimouski.

Mercredi 6 juin 2018

Jour du départ.

Nous leur avions dit de ne pas se déplacer. Ils n’ont tenu aucun compte de nos conseils et André, Guy et Diane sont restés une heure trente à se geler sur le ponton pour pouvoir nous aider, symboliquement, à larguer les amarres. ce fut fait à 9 h 13.

QUE L’AVENTURE COMMENCE.

Sous un superbe soleil, nous gagnons le fleuve pour rejoindre Baie-Comeau. Nous avons mis la grande voile pour la beauté du geste. Le parcours a été effectué  au moteur.

Nous arrivons à Baie Comeau à 18 h. La marina est toute petite et l’entrée étroite. Les pontons sont neufs, quelques voiliers attendent leurs propriétaires. Il n’y a personne dans les bureaux. Plus tard nous apprenons, plus tard, que la marina n’est pas encore ouverte. Le wifi fonctionne très mal et une connexion n’est possible que dans l’office du tourisme qui jouxte la marina, donc, toujours l’impossibilité de télécharger les photos. Il vous faudra revenir sur le journal plus tard.

Surprise nous avons trouvé une crevette qui nageait désespérément dans la cuvette des toilettes. Que peut bien ressentir une crevette enfermé dans des toilettes ? Nous n’avons pas la réponse…

ROMOUSKI – BAIE COMEAU

Départ 9 h13 – Arrivée 18 h : 53 nautical mile

Samedi 9 juin 2018

Une halte plus longue que prévue en raison d’un BMS (bulletin Météo Spécial) concernant notre zone de navigation. Cela a été une occasion pour revoir l’équipage d’Aladin qui habite Baie Comeau. Nous les avions  croisés à Rivière au Renard, rencontrés à à Notre Dame des Monts lorsque nous remontions la côte Sud pour rejoindre Rimouski en octobre dernier. Les retrouvailles furent chaleureuses, mais trop courtes.
Mardi 12 juin 2018
Voici une information qui ne manquera pas d’intéresser les navigateurs qui voyagent dans les contrées de Baie Comeau et qui envisageraient de faire une halte à cette marina. Nous avons le regret de les informer que l’esprit marin n’a pas réussi à se diffuser jusque là. Des vents contraires sans doute.
Lorsque nous sommes arrivés, nous avons trouvé une marina presque vide et personne pour nous accueillir. Plus tard, nous apprenions que l’ouverture est prévue le 16 juin. Qu’à cela ne tienne, nous sommes autonomes et être seuls ne pose pas de problème. Puis nous avons eu la visite de plusieurs personnes. Celles-ci sont venues s’enquérir, non de notre bien être, mais de notre enregistrement. Après plusieurs péripéties où il était compliqué  pour eux de trouver quelqu’un qui puisse nous prendre en charge administrativement (et surtout qui sache faire fonctionner leur terminal de carte de crédit) , nous avons réglé nos nuités au tarif pleine saison malgré l’absence d’interlocuteurs et un Wifi défectueux. C’est une première pour nous. En effet, habituellement, hors saison, nous n’avons réglé que des forfaits minimalistes ou même eu la gratuité (nos locuteurs comprenant parfaitement que nous n’étions là qu’en raison de la météo et non pour le plaisir). Ici, il y a même quelqu’un qui s’est étonné que nous ne voulions pas naviguer par 30/40 noeuds ! Bref ! Ils n’ont qu’une une vision  mercantile sans aucun esprit marin. Ces braves gens vivraient-ils dans la peur d’être spoliés pour qu’ils s’angoissent ainsi ? Serions-nous devenus des cartes de crédit sur pattes sans en avoir conscience ? Où est-ce le fait d’avoir traversé le fleuve qui a engendré un changement de comportement radical entre la rive Sud et la rive Nord où nous sommes ? L’avenir nous le dira et nous ne manquerons pas de vous informer de cette évolution.

Mercredi 13 juin 2018

Il y a huit jours, nous quittions Rimouski pour Baie Comeau. Nous espérions pouvoir quitter la marina très vite. Hélas, comme souvent, une météo favorable n’est pas au rendez-vous. Nous attendons donc un créneau favorable qui nous permette de rejoindre les Sept Iles. Patience, patience…

Tout va bien à bord. Hier, nous avons triplé les amarres afin d’être en sécurité durant le passage de d’un coup de vent énergique. Aujourd’hui, un soleil radieux adoucit l’ambiance.

Le wifi est totalement défectueux.

Vendredi 15 juin 2018

Enfin, nous avons un créneau météo et quittons Baie Comeau

Vendredi 15 juin 2018

Enfin, nous avons un créneau météo et quittons Baie Comeau.

BAIE COMEAU – SEPT ÎLES

Départ 10 h – Arrivée samedi 18 h : 99 nautical mile

Sous le soleil, à des températures enfin estivales ( + de 20°) notre navigation a été sans problème notable. Nous avons eu diverses situations où il a fallu gérer le vent (où son absence) suivant ses orientations. Durant quelques heures, le régulateur d’allure nous a facilité les choses. Par contre, la nuit a été plus compliquée. Un vent de face plus au moins puissant nous a obligés à barrer jusqu’à l’arrivée dans les îles.

Nous avons retrouvé les sensations liées à une navigation presque en solitaires où, de nuit, la magie était au rendez-vous. Imaginez la silhouette noire de la côte puis un dégradé de couleurs allant d’un rose/orangé glissant vers un bleu turquoise pour finir par un bleu profond lorsqu’on regardait vers l’Ouest. A l’Est, la nuit gardait son privilège d’ombre puissante. Plus nous avancions, plus la clarté mangeait l’obscurité. Vers 4 heures il faisait clair et à 5, le lever de soleil était au rendez-vous. C’est la première fois que nous vivons une nuit aussi claire et l’idée de réaliser que nous allons vers l’absence de nuit nous séduit. L’expérience devrait être un grand moment.

Côté températures nocturnes, le zéro était le N° gagnant et nous avons apprécié de pouvoir nous protéger grâce à la fermeture du cockpit et à l’inauguration de nos combinaisons « grand froid ». Pour la première fois, aucune sensation de morsure glacée qui crispe tout le corps. Avoir chaud suffit à élever d’un cran le moral et permet d’affronter l’instant beaucoup plus sereinement.

Mouillage Havre Zoel

Dimanche 17 juin 2018

Comme prévu, un vent d’Est s’en donne à cœur joie depuis minuit. Il fait soleil et notre mouillage à l’anse de la prairie côté Ouest, sur l’île de la Grande Basque, nous protège bien.

Nous avons dormi 12 h et avons récupéré de notre nuit de quart. En arrivant, nous étions « crevés ». Il faut nous réadapter aux conditions maritimes et à la rigueur d’une navigation sur du long terme.

Notre seul lien terrestre est Radio-Canada. Si hier, nous avons vu des gens se promener, aujourd’hui, personne n’a l’air de vouloir venir prendre un bol d’air sur l’île. C’est sans doute le vent, très frisquet, qui a eu raison des velléités. Mon capitaine est plongé dans l’étude des cartes et la journée sera sous le signe du repos.

Lundi 18 juin 2018

Depuis hier après-midi, la pluie a envoyé le soleil briller ailleurs. Ce matin, la brume crée une ambiance ouatée qui nous rappelle les films tournés en Scandinavie en hier. Nous sommes dans les dégradés de gris. Le mouillage est calme, mais le vend d’Est reste présent. Nous ne bougerons pas aujourd’hui. Toujours tributaires de la météo, nous organisons notre vie à bord en fonction de celle-ci. Actuellement, il fait 11° à l’intérieur. Nous allons sans doute allumer de chauffage. Toujours seuls, la radio nous connecte au monde. Tout va bien. Il faut attendre, c’est tout.

L’après-mdi s’embrume et le chauffage est en fonction. Côté pâtisserie, voici le résultat de la réalisation d’un premier gâteau à la poêle ; pas si mal. Il est rapide à réaliser et ne nécessite pas un four (économie de gaz). Pour la cuisson, 2O mn suffisent. C’est notre friandise durant les quarts.

Mardi 19 juin 2018

4 h 30, réveil sur les chapeaux de roue. Le temps de nous harnacher et de sauter dans les bottes et nous étions opérationnels pour un changement de mouillage express. Le vent Nord/Ouest nous oblige à contourner l’île et à nous installer au Havre Zoël. Comme il fait grand jour, la balade est chouette. Le cadre est sympa et nous sommes tranquilles. Nous prenons un petit déjeuner et retournons sous la couette.
Travaux de couture ce matin. Notre drapeau français part en lambeau, un ravaudage était indispensable. Comme il flotte au vent, il donne l’illusion d’être en bon état.

BAIE COMEAU – SEPT ÎLES

Départ 10 h – Arrivée samedi 18 h : 99 nautical mile

Mercredi 20 juin 2018

SEPT ÎLES – Havre Saint Pierre – Les Mingan

Départ 10 h 54 – Arrivée jeudi 8 h 15: 108 mille nautical mile

Nous avons eu droit à quelques pluies durant la nuit. Ce matin, c’est le grand calme au mouillage. Nous levons l’ancre en fin de matinée. 

Navigation sans grand intérêt. Génois et vent discret sous un ciel couvert. Durant la nuit, c’est le moteur qui a pris le relai jusqu’au havre saint Pierre. Pas de coucher de soleil grandiose et petites pluies. Nous arrivons, heureux de nous arrêter après une nuit presque blanche où dormir n’était pas sur le planning. Les instructions nautiques indiquaient un feu à éclat pour indiquer le passage entre les îles et la côte (nous le cherchons toujours). Nous avons donc joué la sécurité et sommes restés tous les deux en veille. Le froid nous rappelle que nous sommes dans les territoires du Nord. Il parait que nous sommes en été ? La petite marina est mignonne et les pontons sont neufs. Nous avons été accueilli par un plaisancier qui s’est fait un plaisir à nous aider à apponter. Les pêcheurs, non loin de nous, sont souriants. Bref ! les gens semblent avoir le sens de l’accueil.
Vendredi 22 juin 2018
Grand soleil. Il fait 12°, presque chaud quoi. Après nos 12 h de sommeil, la dure nuit blanche est oubliée. Nous allons profiter de notre halte pour mettre à jour le journal (wifi trop faible à bord, il faut aller au secrétariat), ajuster nos réserves alimentaires et faire une lessive. Les activités sont très basiques, mais indispensables pour continuer l’aventure.
Ici, les îles sont très prisées. L’archipel fait partie de l’un des quatre parcs nationaux. L’on y retrouve des structures géologiques exceptionnelles (les monolithes) ainsi qu’une végétation de type boréal. 

Le cauchemar continue…… Wifi défectueux !

Mise à l’eau – 31 mai 2018

Sous un superbe soleil et peu de vent. Grand moment d’émotion et de tension pour l’équipage qui, après un mois et demi sur l’ère de stockage, avait grande hâte d’être à nouveau sur l’eau.
Nous en profitons pour remercier les gens de la marina;Claude, Grant, Nathalie , qui ont été très professionnels et aimables. Une mention spéciale pour Nathalie (responsable secrétariat) pour son assistance morale.
Toutes les photos ont été réalisées par Guy Léger.
Adelie a retrouvé son élément. Tout est bien.
Notre départ est prévu pour le début de semaine prochaine. Le capitaine grée Adelie en ce moment. Demain matin, nos amis viennent nous chercher pour aller faire les dernières courses. Dans l’après-midi, nous ferons le plein de gasoil et d’eau. Ensuite, nous mettons les voiles… Que l’aventure commence.

Désolés, nous avons un problème pour la mise en ligne des photos…..

Travaux sur Adélie

Vue du cockpit

Lundi 9 mai 2018
Adélie est sorti de sa gangue de neige depuis fin avril. De nombreuses pluies ont contribué à la faire fondre et le soleil, présent depuis 4 jours, nous permet de commencer les travaux. Ainsi, le prolongement de la casquette (dodger) est en voie de finalisation. Le 24 mai, un artisan spécialisé dans la pose des contours en toile des cockpits viendra s’occuper du nôtre. D’après lui, en trois jours, tout sera en ordre.
Espérons le car, le 31 mai à 15 h 15 : mise à l’eau d’Adélie.
Évidemment, cette mise à l’eau sera effective si la météo nous le permet.

D’ici là, nous devons effectuer pas mal de travaux pour être prêts à partir vers le Nord. Les révisions sont à l’ordre du jour, tout comme l’augmentation de l’isolation, l’achat de l’avitaillement et la préparation de conserves maison et mille autres choses.
Depuis hier, grâce à notre « famille » québécoise, nous avons à notre disposition une voiture. C’est une belle opportunité qui nous permet d’être autonomes jusqu’au 28 mai. Énorme merci à Diane qui nous fait confiance et n’a pas hésité à nous prêter son véhicule. Cela fait chaud au coeur de voir qu’il y a toujours des personnes qui pensent aux autres de manière désintéressée.
Tout se passe très bien pour nous, dans le meilleur des mondes possibles. Le seul bémol est la perte de notre petite caméra Sony ! Tombée violemment, elle n’a pas supporté le choc. Nous ne pourrons donc pas faire de films lors de notre montée dans le Grand Nord, l’Arctique et le passage du Nord/Ouest. C’est triste, mais l’achat d’une nouvelle caméra n’était pas listé. Nous ferons donc « sans ». Mais qui sait, quelqu’un aura-t-il, peut-être, une idée géniale qui pourrait permettre la réalisation filmée de notre prochain périple ?……
A très vite pour la suite…

Vendredi 18 mai 2018
S’il fait toujours assez froid la nuit (souvent des températures négatives) nous apprécions le soleil qui, depuis quelques jours, veut bien rester en notre compagnie. Lorsqu’il fait 15°, nous sommes très contents.
Une superbe combinaison de survie vient rejoindre celle du Capitaine. C’est un cadeau d’anniversaire original que l’on espère inutile, mais que l’on apprécie au plus haut point.Souhaitons qu’il reste, à jamais, dans son emballage d’origine. Grand merci en tous cas à Joël, le petit frère du Captain.

Et puisque nous en sommes aux « merci », en voici un de plus pour Nicole et Guy qui nous prêtent une mini caméra.
Les travaux avancent et la casquette prend forme. Le plus compliqué est de jongler avec les variations météorologiques
Nous sommes toujours seuls sur la marina. Alors côté ambiance, on oublie. Nous regrettons parfois celle de Green Cove où les soirées pouvaient être très sympa. Mais bon, nous sommes très loin des douceurs tropicales.

 

 

Mardi 29 mai 2018

C’est l’effervescence à bord. Jour J – 2 pour la mise à l’eau. Fort heureusement, les conditions météo se sont nettement améliorées et nous bénéficions d’un beau soleil.
Le montage des toiles vient d’être terminé. Nous en profitons pour remercier grandement Louis Desjardins qui a exécuté un sur mesure impeccable. Sa facture allégée est sa contribution à notre voyage ; voilà qui est super sympa.
Dimanche dernier, nous avons eu la visite de radio Canada. Nous avons passé presque deux heures en leur compagnie. Ils ont réalisé un reportage vidéo et effectué une interview :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103463/expedition-voilier-adelie-passage-ouest-couple-francais
et :
https://ici.radio-canada.ca/tele/le-telejournal-est-du-quebec/site/episodes/408131/episode-du-27-mai-2018
Nous apparaissons en fin de journal. Evidemment, nous avons détesté nous voir.
Nous devons cet épisode médiatique à nos amis qui les ont contactés. Personnellement, nous préférons parler de nos navigations déjà réalisées. Nous sommes, cependant, contents de pouvoir faire partager la préparation de notre futur périple. Donc, merci à nos amis et aux journalistes et caméraman.
Suite, après la mise à l’eau…… Et un article des Bipèdes consacré à leur deux mois en immersion au Québec.  

 

Rimouski – Retour sur Adélie 2018

Avril 2018

Entre deux grèves, nous avons quitté l’Europe pour rejoindre le Québec. Car, au cas où vous ne le sauriez pas, les Français ont élevé à leur paroxysme l’art de faire la grève. Cet art est tel que notre réputation à l’étranger n’est plus à faire.

Il était bon d’être attendus.

Hébergés dans un manoir incroyable  à deux heures de Montréal, nous avons fêté nos retrouvailles avec l’impression de retrouver une famille attentive et aimante qui nous attendait.

Comme si nous déambulions dans un décor de film, nous pouvions imaginer être dans un jeu Cluédo. Nous guettions quelques fantômes plus ou moins aimables ou  cherchions à apercevoir l’ombre de quelques sorcières… Effets du décalage horaire ou ?

 

Une surprise de taille nous était offerte au petit matin… Cadeau splendide.

Quelques jours plus tard, nous sommes arrivés à Rimouski après avoir laissé passer une tempête évoluant sur la Gaspésie (routes fermées et alertes diffusées). Dixit les autochtones, il est exceptionnel d’avoir des phénomènes de ce genre à cette période. Depuis notre arrivée au Québec, nous sommes à nouveau en hiver.

Toujours logés par « la famille », nous découvrons un paysage spectaculaire de neige comme nous n’en n’avions pas vu depuis très longtemps ; magique.

Notre première escapade fut pour aller voir Adélie. Quelques inquiétudes nous titillaient quant à la possibilité d’accéder à la marina. Enfin, nous avons retrouvé « la bête », mais personne dans les locaux.

Sans doute nous faudra-t-il attendre quelques jours pour pouvoir vivre à bord ! Réfugiés climatiques momentanés, nous prenons nos quartiers sous la bienveillance de la maisonnée.

Entrée de la marina sur le St Laurent

Nos hôtes nous ont fait une grande surprise, un dîner où le met de choix était le fameux crabe des neiges. C’est un met d’une subtilité et d’un raffinement qui ferait se pâmer le meilleur des palais. Uniquement cuit à l’eau salée, il n’y a que les pattes qui se mangent, accompagnées d’un beurre vinaigré. L’excellence ! Grand merci à eux, notre reconnaissance est immense et sincère.

Cette bestiole est une espèce de crabes de la famille des Oregoniidae. Il est possible de le pêcher du mois d’avril jusqu’au mois de juin dans les profondeurs du golfe et du fleuve St-Laurent. C’est une bénédiction pour les professionnels qui peuvent remplir les caisses grâce à lui. Il est exporté jusqu’au Japon.

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INFO NAVIGATEURS

Bottes Dubarry Ultima

Oubliez si vous naviguez sur de longs parcours. La qualité est désastreuse et elles sont irréparables. Ne tombez pas dans le piège de vouloir les recoller, cela ne tiendra pas. En réalité, elles sont parfaites pour frimer sur les pontons et au club nautique. Qualité/prix, c’est du vol qualifié.

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La Poutine

Prisée par de nombreux Québécois, nous ne pouvions quitter la région (ce qui n’est pas encore en prévision, car Rimouski est toujours dans sa gangue neigeuse) sans goûter la fameuse Poutine. Nos amis résistaient à l’idée même de nous servir ce plat. Nous comprenons, maintenant que nous en avons mangé, le pourquoi. Jamais ils n’oseraient servir à des Français cette spécialité. En réalité, et merci à ceux qui ont bien voulu nous la préparer, et même si nous sommes loin de l’idée que nous pouvons avoir de la gastronomie, cette Poutine se laisse manger. La recette n’est pas compliquée : ce sont des frites sur lesquelles on dépose des morceaux de fromage dédiés et qui sont recouvertes de sauce brune bien chaude. Le fromage fond et l’on déguste. C’est une expérience gustative dont nous ne pouvions nous abstenir. Merci encore aux courageux qui ont eu l’audace de nous servir.

Mi-Avril

Alors qu’une vague de chaleur a atteint la France depuis quelques jours, nous pouvons affirmer qu’ici, une vague de froid tarde à laisser place à la douceur.

Optimistes, nous avons réintégré Adélie lundi 16. Juste le temps pour nous, de poser les bagages à l’intérieur et la neige commençait à tomber. Ainsi, nous avons quitté la confortable et chaleureuse maison de nos amis avec un petit pincement au cœur. Non en raison du confort, mais parce ces personnes sont « rares » et qu’elles sont exceptionnellement à l’écoute. Ils veillent sur nous et jusqu’à notre départ, ne cesseront d’être présents. Nous apprenons beaucoup des uns des autres. Les mots sont loin d’avoir toujours le même sens entre québécois et français, les différences sont parfois sensibles. Près de leur cheminée, autour d’une collation, nous nous racontons. Ce sont des moments privilégiés qui sont l’essence même du voyage. 

Le capitaine a fini de dégager, au pic à glace, la borne électrique et la fée électricité a rejoint le bateau. Par sécurité, nous éteignons le chauffage la nuit. Résultat, 6° en moyenne le matin, mais la fraîcheur est tout à fait gérable. Évidemment, il n’y a pas d’eau (conduites gelées – précision pour ceux qui n’ont pas tout capté). Il faut aller la chercher dans les locaux du bâtiment de la marina.

Hier matin, une escadrille d’oies des neiges montait vers le Nord. Signe avant-coureur du printemps. Les augures ne regardaient-ils pas vers le ciel pour prédire quelques bonnes divinations ? Nous décidons donc que leur passage est un excellent indice. Radio Canada prédit une nette amélioration des températures à partir de la semaine prochaine… Nous scruterons tout de même le ciel, au cas où les oies feraient demi-tour ! Après tout, le printemps et l’été ne seront peut-être pas au rendez-vous cette année ? Neiges et glaces à profusion pour le millésime 2018 ?

Plus sérieusement, ces conditions météorologiques n’ont, pour l’instant, pas d’incidence sur la suite du projet. Pourtant, il ne faudrait pas que cela s’éternise, dans la mesure où nous avons des travaux importants à effectuer avant de lever l’ancre.

Nous sommes les uniques occupants de la marina. Seuls les employés sont à l’œuvre et attendent, eux aussi, le retour d’un temps clément. Nous avons l’impression de vivre dans un igloo où les seuls sons extérieurs sont le vent, la pluie ou la neige, et les cordages oubliés sur d’autres voiliers.

Dimanche 22. La météo s’améliore grandement. La neige fond à vitesse GV et le soleil réchauffe Adelie. Nous pouvons commencer à agir, même si nous n’avons toujours pas d’eau. Première opération, ramonage du chauffage à gasoil qui est obstrué par la suie.

Rimouski

Mercredi 10 octobre 2017

Nous avons eu le plaisir de rencontrer les parents d’amis habitant à Rimouski. Ensemble, nous avons passée une très agréable journée en leur compagnie. Ils ont eu la gentillesse de nous inviter au restaurant, de nous faire découvrir les alentours de la ville et de passer un moment confortable chez eux. Ce fut une belle rencontre. Ils suivent notre périple depuis quelques temps et nous avons été heureux de partager notre aventure.

Sainte Anne des Monts

Lundi 9 octobre 2017

Départ de Sainte Anne des Monts 9 H 30
Grand soleil et mer plate. Risée Beta. Nous avons admiré les couleurs d’automne jusqu’en milieu d’après-midi où le brouillard a fait disparaître notre environnement. Nous voguions dans la blancheur froide jusqu’à notre arrivée en vue de Rimouski. A 6 h le mardi 10 octobre, nous accostions sans problème, seuls sur le quai visiteur. Inutile de dire que nous étions contents d’arriver enfin à notre port d’hivernage dans les temps (l’échéance étant le 15 octobre). Ouf !
Lundi 9 octobre 2017
Départ de Sainte Anne des Monts 9 H 30
Grand soleil et mer plate. Risée Beta. Nous avons admiré les couleurs d’automne jusqu’en milieu d’après-midi où le brouillard a fait disparaître notre environnement. Nous voguions dans la blancheur froide jusqu’à notre arrivée en vue de Rimouski. A 6 h le mardi 10 octobre, nous accostions sans problème, seuls sur le quai visiteur. Inutile de dire que nous étions contents d’arriver enfin à notre port d’hivernage dans les temps (l’échéance étant le 15 octobre). Ouf !

Rivière au Renard

Mardi 3 octobre 2017

Départ Rivière au Renard 9 h 32. Arrivée St Anne des Monts mercredi 13 H 28 – 95,9 mn.La navigation avait très bien commencée. Soleil et mer calme, même si nous étions au moteur, nous avons admiré la côté montagneuse aux couleurs d’automne. Mais en milieu d’après-midi, le ciel s’est couvert et la relative douceur a fait place à un froid mordant. Durant la nuit, les choses se sont aggravées. Le vent de face et un courant contraire ont eu raison de notre progression. Nous avons même fait du 0 noeud ! C’était une première pour nous. La mer agitée a rendu la barre difficile a dompter et le froid n’a rien arrangé. Bref, ce fut l’une des pires navigation et nous étions plus que contents d’arriver enfin à Ste Anne.Cerise sur le gâteau, nous avons reçu une bonne averse au moment où nous accostions ! Trempés, mais énorme ouf de soulagement.Sylvain, le responsable de la capitainerie nous a accueilli avec une grande sympathie et comme les pontons n’ont plus ni eau, ni électricité, nous pouvons rester ici gratuitement. Nous ne sommes pas seuls. Un autre voilier attend un créneau météo pour bouger.A part ces joyeux aléa de navigation et 12 h de sommeil plus loin, tout va bien à bord.

Gaspé

samedi 16 septembre

Arrivée à Gaspé samedi 16 septembre 14 H 24 – 243,2 Mn
Deux journées sous un beau soleil. Navigation moteur ! Première nuit agitée, seconde plus confortable – bien entendu, froid, mais gérable. Arrivée sous un ciel couvert augurant des pluies. Nous avons pu mouiller près de la marina sans subir d’averses.
Nous avons eu le plaisir de voir Percé et son magnifique rocher depuis la mer.
Très contents d’être arrivés, nous sommes passés en mode hiver, chauffage, couette et housses en flanelle.
Lundi 17
La pluie est toujours à l’ordre du jour. Le mouillage est tranquille et nous sommes bien abrités. En ce moment, nous avons l’impression d’être sur un lac.

Dès que possible, nous irons à terre pour trouver une connexion wifi.