Rimouski – Retour sur Adélie 2018

Avril 2018

Entre deux grèves, nous avons quitté l’Europe pour rejoindre le Québec. Car, au cas où vous ne le sauriez pas, les Français ont élevé à leur paroxysme l’art de faire la grève. Cet art est tel que notre réputation à l’étranger n’est plus à faire.

Il était bon d’être attendus.

Hébergés dans un manoir incroyable  à deux heures de Montréal, nous avons fêté nos retrouvailles avec l’impression de retrouver une famille attentive et aimante qui nous attendait.

Comme si nous déambulions dans un décor de film, nous pouvions imaginer être dans un jeu Cluédo. Nous guettions quelques fantômes plus ou moins aimables ou  cherchions à apercevoir l’ombre de quelques sorcières… Effets du décalage horaire ou ?

 

Une surprise de taille nous était offerte au petit matin… Cadeau splendide.

Quelques jours plus tard, nous sommes arrivés à Rimouski après avoir laissé passer une tempête évoluant sur la Gaspésie (routes fermées et alertes diffusées). Dixit les autochtones, il est exceptionnel d’avoir des phénomènes de ce genre à cette période. Depuis notre arrivée au Québec, nous sommes à nouveau en hiver.

Toujours logés par « la famille », nous découvrons un paysage spectaculaire de neige comme nous n’en n’avions pas vu depuis très longtemps ; magique.

Notre première escapade fut pour aller voir Adélie. Quelques inquiétudes nous titillaient quant à la possibilité d’accéder à la marina. Enfin, nous avons retrouvé « la bête », mais personne dans les locaux.

Sans doute nous faudra-t-il attendre quelques jours pour pouvoir vivre à bord ! Réfugiés climatiques momentanés, nous prenons nos quartiers sous la bienveillance de la maisonnée.

Entrée de la marina sur le St Laurent

Nos hôtes nous ont fait une grande surprise, un dîner où le met de choix était le fameux crabe des neiges. C’est un met d’une subtilité et d’un raffinement qui ferait se pâmer le meilleur des palais. Uniquement cuit à l’eau salée, il n’y a que les pattes qui se mangent, accompagnées d’un beurre vinaigré. L’excellence ! Grand merci à eux, notre reconnaissance est immense et sincère.

Cette bestiole est une espèce de crabes de la famille des Oregoniidae. Il est possible de le pêcher du mois d’avril jusqu’au mois de juin dans les profondeurs du golfe et du fleuve St-Laurent. C’est une bénédiction pour les professionnels qui peuvent remplir les caisses grâce à lui. Il est exporté jusqu’au Japon.

_-_-_-_

INFO NAVIGATEURS

Bottes Dubarry Ultima

Oubliez si vous naviguez sur de longs parcours. La qualité est désastreuse et elles sont irréparables. Ne tombez pas dans le piège de vouloir les recoller, cela ne tiendra pas. En réalité, elles sont parfaites pour frimer sur les pontons et au club nautique. Qualité/prix, c’est du vol qualifié.

_-_-_-_

La Poutine

Prisée par de nombreux Québécois, nous ne pouvions quitter la région (ce qui n’est pas encore en prévision, car Rimouski est toujours dans sa gangue neigeuse) sans goûter la fameuse Poutine. Nos amis résistaient à l’idée même de nous servir ce plat. Nous comprenons, maintenant que nous en avons mangé, le pourquoi. Jamais ils n’oseraient servir à des Français cette spécialité. En réalité, et merci à ceux qui ont bien voulu nous la préparer, et même si nous sommes loin de l’idée que nous pouvons avoir de la gastronomie, cette Poutine se laisse manger. La recette n’est pas compliquée : ce sont des frites sur lesquelles on dépose des morceaux de fromage dédiés et qui sont recouvertes de sauce brune bien chaude. Le fromage fond et l’on déguste. C’est une expérience gustative dont nous ne pouvions nous abstenir. Merci encore aux courageux qui ont eu l’audace de nous servir.